Dans un futur plus ou moins lointain, la terre est ravagée par la catastrophe écologique et les abeilles ont disparu. Depuis que ce polinisateur ne bourdonne plus sur la planète, les ressources en nourriture se sont drastiquement raréfiées et le nombre d’humains survivants dans ce nouvel écosystème a fortement diminué. Dans ce contexte pour le moins postapocalyptique, Jenny, jeune biologiste a pour mission de chercher des résidus de marqueurs génétiques d’abeilles afin d’entretenir un semblant d’espoir pour les prochaines générations. Alors elle sillonne le monde à bord de la « monade » pour poursuivre ses recherches et maintenir cette flamme d’un monde meilleur et plein de vie.
Si on ne peut que vivre dans la peur du pire, qu’est-qu’il reste sinon aller de l’avant avec le sourire? Si on ne prend pas soin de soi, on ne peut plus être en lutte. Je me force à être heureuse parce que je veux être en lutte permanente.
A travers cette œuvre démesurée à l’ambition folle, Mathieu Bablet questionne notre rapport à la catastrophe et à notre environnement. A travers ses planches à couper le souffle, il offre une vision qui met en balance une certaine forme de résilience et une résignation à disparaitre sans que l’on ne sache jamais de quel côté le monde va pencher et auxquelles les nouvelles générations apporteront leurs propres réponses. Une pure splendeur.










