Dans l’Indiana du début du vingtième siècle, Zorrie se retrouve orpheline dès son plus jeune âge. Elle est alors confiée à une tante austère qui ne croit qu’à la seule valeur du travail et de la dévotion mais lorsque cette dernière meurt à son tour, la jeune fille doit subvenir seule à ses besoins. Elle part alors travailler à Ottawa dans une usine de peinture de cadran d’horloge qui utilise le radium comme colorant et devient une fille fantôme, de celle qui brille dans la nuit. Sa vie en sera durablement marquée, même après son retour dans l’Indiana où elle trouvera l’amour et une situation stable de fermière dans cet état rural des Etats-Unis.
Tout ce dont elle parlait semblait façonné par la beauté. La mort n’avait rien à y faire. Pas même pour ceux qui étaient morts. La vie était tout.
Roman de formation autant que de contemplations, Zorrie est également une ode à une existence rurale qui, bien loin des clichés ressassé à souhait, est riche de culture, de solidarité et de joies même si l’existence n’est jamais tendre avec ses protagonistes. C’est surtout un roman elliptique et envoutant qui dresse le portrait tendre et surprenant d’une femme de son siècle.
