Alors qu’elle apprend qu’elle est mise à la porte de son appartement son peu, Pétrole fait la seule chose qu’elle sait faire face à l’adversité : aller au cinéma. Au sortir de la séance, elle rencontre l’homme le plus ennuyeux du monde qui l’invite à manger. Ça sera pour Pétrole, juste une tranche de tarte. Et tandis qu’elle s’enlise dans le morne et l’inintéressant tout au long d’un repas interminable, elle plonge dans ses souvenirs d’enfance auprès de sa mère, ses fantasmes d’une vie à venir plus juste ou des considérations poétiques et existentielles.
Du cinéma, elle en avait tiré une foi en la beauté indiscutable, mais nourrie de quelques illusions bien choisies. La recette avait poussé Pétrole à rêver grand, à attendre plus que le quotidien mais elle l’avait aussi amené à se fourrer dans des situations pas commodes.
Porté par un dessin magistral et virtuose qui reproduit aussi bien les émotions profondes des personnages que leurs sensibilités propres, « Pétrole pour une tranche de tarte » est une première bande dessinée onirique et sensible.










