A Portobello, Casca vit une existence sans surprise entre son job au golf club et sa colocation avec l’excentrique Trish. Caprice du destin, coup fourré ou plan savamment fomenté, la jeune femme se retrouve sans crier gare détentrice d’un artefact magique qui va l’emmener dans une aventure digne des meilleurs scénarios de RPG.
Adversaires aux skills aussi variées qu’excentriques, paysages oniriques ou carrément cauchemardesques, prophétie rocambolesque et esthétique 90’s sont quelques-uns des éléments de ce roman dont on ne saurait dire à quelle famille il appartient, quelque part entre Tolkien et Hunter x Hunter.
Comme la quête de Casca est de type « action-aventure » et « survie », et pas de type « tir à la première personne », ni « Battle royale », il y a des caisses à ouvrir plutôt que des cadavres à fouiller
L’un des nombreux coups de génie de Quentin Leclerc, c’est le rythme de l’histoire composée de micro-paragraphes qui fait son style si particulier, ainsi que les descriptions fouillées d’éléments inattendus – parfois à la limite du comique de répétition -, le tout dans un esprit très cinématographique.
Casca la couronnée pourrait donc bien être le chef d’œuvre de l’enfant illégitime de Tarantino et Pikachu sous psilos, et ravira les cool kids biberonné.es aux anime, les amateur.ices de pop culture et d’aventure, de style, d’humour, d’esprit série Z ou encore de sciences occultes. Bref, un roman rare et délicieux.
