La longe – Sarah Jollien-Fardel

Rose vient au monde dans la splendeur des montagnes valaisannes et est élevée dans l’âpreté de la vie des cimes. Très jeune, elle se retrouve confrontée à la tristesse la plus pure lors du décès de sa mère et sera alors recueillie par sa grand-mère qui lui donnera accès à une sagesse ancestrale et à un désir constant d’émancipation. Malgré ses difficultés juvéniles, Rose traversera l’existence dans une relative quiétude, deviendra ostéopathe et vivra intensément ses amitiés et ses amours. Jusqu’à devenir mère à son tour. Une petite Anna qu’elle mettra du temps à accepter en son être mais qu’elle aimera passionnément, jusqu’à ce que tout bascule. Jusqu’au décès de l’enfant. La folie et la douleur la plus crue s’empareront alors de Rose et la précipiteront dans une réclusion en forme d’anamnèse littéraire. 

Deux minuscules secondes de félicité, dans le clair-obscur matinal, fugace et fragile instant où je suis neuve, qu’hier ne m’habite pas encore.

Dans ce roman vif et plein de contraires, Sarah Jollien-Fardel brosse un magnifique portrait de femme autant encline aux pires atrocités qu’à la résilience la plus profonde. Elle saisit avec maestria les instants clefs de l’existence qui déterminent les trajectoires de ses personnages et les restitue avec le talent d’une grande raconteuse d’histoires.  

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