Miranda est une enfant timide et réservée qui ne fait pas de vague et dont la principale ambition est de ne pas se faire remarquer. Du moins, c’est comme cela que son père, Armand et sa mère Birke la perçoivent, à leur grand damne. En effet, les deux parents sont des personnalités importantes du monde du théâtre, exubérants et qui brulent la vie par les deux bouts. A cette vision familiale récitée par Armand, succède la vision bien plus désenchantée de Miranda. Car la jeune femme maintient des liens occultes avec un monde ésotérique puissant et a développé une empathie pour le moins importante. Est-ce pour ces raisons qu’elle renvoie une forme d’incapacité à éprouver le bonheur ?
Reviens, maintenant que je suis détruit, je te comprendrai mieux, je partagerai ta fragilité, je ne me laisserai plus distraire par le bonheur.
Roman familial dense et intense, qui nous entraine aux confins du surnaturel et aux limites de l’amour inconditionnel, Le club des enfants perdus fait le constat que le trop-plein de vie ne sied pas à tout le monde. Avec une virtuosité de raconteuse hors norme, Rebecca Lighieri nous livre un roman implacable et terriblement questionnant.
