C’est une basique histoire d’amour. Celle d’une jeune femme, Carole, repliée sur elle-même pour rompre avec les valeurs conservatrices de sa famille, qui rencontre lors de ses études aux Beaux-Arts de Nantes un jeune homme, Stéphane. Il lui apparait plein de charmes et d’assurance, il s’intéresse à elle et lui permet de, petit à petit, reprendre confiance en elle. Mais tout cela se fissure bien vite tandis que Stéphane s’enfonce dans un délirium masculiniste et fasciste glané sur internet.
J’aime tout chez Stéphane […]. Il y a dans son regard un infini dans lequel je me perds. Une promesse. Très vite, entre ses bras, j’oublie tout, jusqu’à m’oublier moi.
Porté par un dessin puissant et minimaliste, le récit de Carole Lobel décortique à merveille les mécanismes de domination et de manipulation dont son capable les hommes. L’insidieuse malveillance s’invite progressivement dans une existence qui pourrait être celle de n’importe qui. Glaçant, bouleversant et malheureusement nécessaire.
