En Hespérie, les femmes vivent des existences à nulles autres pareilles. L’une cherche le grand amour dans une quête qui se refuse à elle par lâcheté, malchance ou injonctions patriarcales malsaines. L’autre se perd dans un quotidien de mère de famille débordée aussi aliénant et intense que la contemplation d’une toile de maitre exposée dans le musée où elle travaille. Mais le calme et le temps à soi que lui procure son emploi va bientôt voler en éclat lorsqu’un Picasso est dégradé. Une autre travaille dans le lycée où elle a étudié adolescente et est alarmée lorsqu’une de ses élèves lui révèle qu’elle reçoit d’étranges courriers. La teneur de ces missives résonne grandement avec celles qu’elle-même recevait à l’époque. Commence alors une enquête pour démasquer l’importun et réclamer justice.   

Les feuilles commencent à tomber. Les rues d’Hespérie crissent orange. Vous humez les odeurs de terre à plein nez, faites danser les feuilles de la pointe de vos chaussures. Vous vibrez sur la même fréquence que la lumière.

Dans chacune des cinq nouvelles qui composent ce recueil, Julie Guinand déploie des trésors d’ingéniosité et de malices pour croquer les existences de ses personnages et nous mettre en regard nos propres vies. Son écriture mordante et subtile, truffée de références et de clins d’œil fait des merveilles et nous emporte avec brio en Hespérie.

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